Comment maîtriser le développement urbain : le cas de Saint-Thibault et Brou-sur-Chantereine

De Arno Dew, pour La Marne

Grandes ou petites, les communes de la grande couronne parisienne doivent composer avec les obligations imposés par l’Etat, comme celles du SDRIF, et la nécessité de préserver une qualité de vie.
Zones d’activités, logement, routes… Saint Thibault se se transforme. Réunie à l’espace Marc-Brinon, une quarantaine d’habitants a assisté, vendredi, à la réunion publique sur la révision globale du plan local d’urbanisme. Organiser le développement de la commune, ça ne s’improvise pas. La Ville a lancé, dès juillet 2012, les premières études pour réviser son Plan local d’urbanisme (PLU). Et depuis début 2013, c’est sur le Plan d’aménagement et de développement durable (PADD) que la municipalité a planché. Vendredi soir, Sinclair Vouriot a présenté, à une quarantaine de Théobaldiens, les grandes lignes de ce nouveau Plan local d’urbanisme et donc le développement de la commune. Karine Ruelland, architecte-urbaniste, a présenté les trois grandes orientations du PADD : préserver et valoriser le patrimoine de la commune ; organiser le renouvellement urbain avec la poursuite des extensions engagées ; pérenniser la qualité de vie des habitants. Suite de l’article

À Paris, le plan de la mairie pour lutter contre la pollution

Le FIgaro

©IanYVR

L’adjoint aux transports, l’écologiste Christophe Najdovski, présentera à partir de la semaine prochaine devant le Conseil de Paris, des mesures comme le transport gratuit en cas d’alerte ou des incitations contre le diesel.
À Paris, la dernière grande vague de pollution a laissé des traces. En mars dernier, en plein cœur des municipales, l’écologie était devenue un thème majeur dans le duel opposant Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet. Au passage, l’épisode avait aussi occasionné quelques frictions entre socialistes et écologistes. La nouvelle majorité s’est depuis réconciliée. Et l’adjoint aux transports d’Anne Hidalgo et ancienne tête de liste écologiste, Christophe Najdovski, s’apprête à présenter le plan contre la pollution de l’air de la Ville de Paris, dont Le Parisien dévoile les grands axes. Les mesures seront discutées la semaine prochaine devant le Conseil de Paris. Suite de l’article

TRA 2014 à Paris : des chercheurs français primés

Trois chercheurs de l’université de Valenciennes ont remporté un prix à la cinquième conférence européenne TRA (Transport Research Arena) à Paris au CNIT (La Défense) autour des thèmes de l’innovation, des transports ferroviaire, maritime et fluvial.
Le site du TRA 2014

Création d’une police de l’urbanisme à Draguignan

Var Matin

Avec la création d’une police de l’urbanisme, David Sonneville, nouvel adjoint à la sécurité affiche ses ambitions pour le devenir de la ville de Draguignan. S’il fait ses premiers pas dans la vie politique en tant qu’adjoint à la sécurité, il est cependant loin d’être novice en la matière. Cette police de l’urbanisme aura pour mission aussi de veiller au bon déroulement des permis de construire en cours d’instruction en relation avec les services compétents de la mairie et de la Cad. L’article complet

Taxis contre VTC : jusqu’où réguler l’innovation ?

De Mounia Van de Casteele, pour la Tribune

©Bobby ZuccoLe rapport du député socialiste Thomas Thévenoud propose une tentative de conciliation dans la bataille qui oppose les taxis et les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Au risque de ne contenter personne… Il y a une course de vitesse entre les innovations de la révolution numérique et les modèles anciens. Adapter la réglementation à ces nouvelles technologies est un enjeu crucial pour l’emploi.
Uber dans les transports, Airbnb dans l’hôtellerie… La révolution du numérique et du mobile a permis l’arrivée de nouveaux acteurs innovants, et surtout, la création de nouveaux modes de consommation, que les acteurs économiques plus traditionnels accusent de concurrence déloyale. Bataille classique entre les « anciens » et les « modernes » ? Certes. Mais ces innovations surgissent dans un environnement réglementaire obsolète. Du moins ne correspondent-elles pas à la réglementation actuelle, qui n’est pas encore adaptée à ces progrès technologiques. Pas étonnant dans ces conditions que les batailles juridiques se multiplient. Et pas qu’en France. Celle qui oppose le site de location de chambres et d’appartements entre particuliers Airbnb et le procureur général de l’État de New York dure depuis l’été dernier. La plate-forme a finalement dû retirer les annonces de ses « hôtes » new-yorkais, sous peine de devoir communiquer leur identité aux autorités. Suite de l’article

Développement durable : Orléans sort du lot

De C. Patrigeon, pour Construction Cayola

JDD Orléans 2014Du 17 au 23 mai, la municipalité d’Orléans organise pour la 10ème année consécutive les Journées du développement durable (JDD), un rendez-vous qui se focalisera pour son édition 2014 sur la ressource en eau.
Une série de manifestations pour sensibiliser aux enjeux du développement durable prendra donc place dans la préfecture du Loiret : le Village de l’eau s’installera notamment Place de la Loire les 17 et 18 mai et proposera animations et ateliers pédagogiques. Le dimanche 18 mai sera aussi l’occasion de faire un Vélotour, un itinéraire en vélo traversant la ville et permettant de découvrir les principaux lieux d’intérêt d’Orléans, comme les Halles Châtelet, le nouveau parking du Cheval Rouge ou encore le théâtre et la gare. Suite de l’article

Le Programme des JDD 2014

La ville de Montmélian, lauréate du Grand prix européen de l’urbanisme 2014

De Cyrille Véran, pour le Moniteur

Quartier solaire, Montmélian ©DR

Quartier solaire, Montmélian ©DR

Le jury du 10e Grand prix européen de l’urbanisme, qui portait sur le thème de l’énergie, a dévoilé son palmarès le 5 mai à Bruxelles (Belgique). Quatre projets sont récompensés à égalité. Pour la France, le prix revient au projet du quartier solaire du Triangle Sud à Montmélian en Savoie.(…°
Pionnière depuis plus de 30 ans dans l’utilisation de sources d’énergie renouvelables sur son territoire, la ville de Montmélian (4000 habitants) en Savoie a approuvé en 2012 son PLU, qui exige notamment que 50% de son énergie primaire soit fournie à partir de sources d’énergies renouvelables. Pour son futur quartier du Triangle Sud (1000 logements), elle adopte un plan encore plus ambitieux avec l’objectif de couvrir 80% des besoins thermiques à partir du chauffage solaire. A long terme, la ville veut obtenir des coûts de chauffage en dessous de la moyenne nationale pour la consommation d’énergie domestique et une facture d’énergie réduite et stable garantie sur 20 ans pour le locataire ou le propriétaire occupant. Ce qui nécessite un montage opérationnel novateur dans lequel le coût de l’installation solaire est globalisé dans l’aménagement. Les terrains à bâtir seront donc vendus « chauffés» aux promoteurs et bailleurs. Dans cette démarche, le bilan financier de l’opération est équilibré. Suite de l’article

Repenser l’urbanisme

De Stéphanie Baffico, pour nonfiction

Le philosophe Thierry Paquot a choisi de s’entourer d’auteurs venant d’horizons scientifiques et professionnels divers pour nourrir une réflexion sur les enjeux de la ville de demain dans une approche transdisciplinaire. L’américaniste et politologue Sophie Body-Gendrot, la philosophe Chris Younès, l’architecte Frédéric Bonnet, l’ingénieur Jean-Marc Offner et l’économiste Vincent Renard ont en commun d’avoir participé au Comité de rédaction de la revue Urbanisme dont Thierry Paquot fut l’éditeur de 1994 à 2012. Cet ouvrage est le fruit d’une journée d’études organisée le 30 mai 2012 par l’Institut CDC pour la Recherche.
Partant d’une critique de la « ville productiviste », soumise à la financiarisation extrême, marquée par les exclusions, la ségrégation et l’accélération des mobilités, Thierry Paquot souligne la diversité des situations urbaines actuelles (villes mono-industrielles à la recherche d’un second souffle, métropoles créatives et festives investissant dans le marketing urbain…). En prenant l’exemple de Détroit, il constate que « les villes aussi sont mortelles », et sous l’influence de la mondialisation, le « capitalisme liquide » produit un « urbain liquide » (p. 17), protéiforme, évanescent, en constante transformation, où règnent la discontinuité, l’instantanéité et les villes globales. S’intéressant à la géohistoire des villes (les garden-cities d’Ebenezer Howard au XIXème siècle, le mouvement City Beautiful aux États-Unis au XXème siècle, le contexte d’après Première Guerre mondiale en France, les débuts de l’aménagement urbain), il livre une réflexion sur le mot « urbanisme » et oppose « l’urbanisme totalisant » (Le Corbusier) à « l’urbanisme unitaire », organique (Frank Lloyd Wright). Partant du postulat que « l’urbanisme est à repenser radicalement », il insiste sur la nécessité de lutter avant tout contre l’homogénéisation des villes en tenant compte des temporalités, de l’emboîtement de territoires d’échelles différentes et des diversités qui marquent la vie urbaine (p. 35). Il propose un « éco-urbanisme » nourri d’ « alter-urbanisme » (p. 31) et cite comme pistes de réflexion les tentatives du New Urbanism et du Smart Growth influencées par la notion de développement durable pour théoriser la ville autrement. suite de l’article

«Eurotunnel n’a pas été l’aménageur que l’on attendait. Il le sera peut-être…»

Question d’actualité à Dominique Dupilet, Président du Pas de Calais, ex-député du Tunnel, pour Nord Littoral

Coquelle, entrée du tunnel sous la manche ©Yves Locomot

Coquelle, entrée du tunnel sous la manche ©Yves Locomot

20 ans, le tunnel sous la Manche reste une prodigieuse aventure industrielle à laquelle ont participé 12 000 personnes et une épopée financière au goût encore amer pour des centaines de milliers de petits actionnaires d’Eurotunnel, aujourd’hui remonté de l’abîme. Le 6 mai 1994, François Mitterrand et la reine Élizabeth II, réunis sous une pluie fine à Coquelles pour couper le ruban inaugural, réalisent alors le rêve d’un tunnel entre leurs deux pays, vieux de plusieurs siècles. Une cérémonie officielle a lieu aujourd’hui à Coquelles pour cet anniversaire, Dominique Dupilet, président du Département et ex-député du tunnel, dévoile quelques bons souvenirs et envoie quelques flèches
Comment avez-vous vécu cette période avant-chantier ?
« Nous étions des parlementaires français partisans que le gouvernement français fasse le tunnel sous la Manche. Dès les années 85-86, nous avons créé un lobby avec des Anglais. J’avais un membre de choc, Maurice Herzog, vainqueur de l’Annapurna, président du tunnel sous le Mont Blanc. Nous avons donc suivi les montages de dossier avec beaucoup d’intérêt et de foi… Nous avons aussi participé aux discussions et aux confrontations des quatre projets qui étaient en concurrence. »
À quel projet étiez-vous favorable ?
« Nous avons fait un pari avec mes collaborateurs sur le tunnel contre le pont. Nous avons fait imprimer une affiche représentant un tunnel et au fond le cap Gris Nez, avec comme slogan : « Au bout du tunnel, le Pas-de-Calais ». Et lorsque Magaret Thatcher et le président Mitterrand à Lille ont dévoilé ce que serait le projet nous avons eu immédiatement dévoilé notre affiche devant toutes les caméras de télévision. »
Pourquoi avoir choisi le tunnel ? Suite des questions

Eolien Offshore : GDF-Suez retenu au Tréport

Brève, pour Paris Normandie

Ferme éolienne de Kentish Flats, Angleterre ©Vattenfall

Ferme éolienne de Kentish Flats, Angleterre ©Vattenfall

Le choix est fait et officiel : c’est le consortium méné par GDF Suez qui vient d’être retenu par le gouvernement pour construire et exploiter le futur parc éolien offshore au large du Tréport et de Noirmoutier. Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie et du Développement durable vient d’en faire l’annonce lors d’une conférence de presse, à Paris.

Associé au portugais EDP Renewables (43 %) et à Neoen Marine (10 %), GDF Suez installera des éoliennes de 8 MW fabriquée par Areva, groupe principalement nucléaire mais qui développe depuis 2007 une activité dans les énergies renouvelables. Cette turbine encore en développement permettrait de réduire de 40 % le nombre de turbines installées, soit 62 pour le parc du Tréport au lieu de 100 dans le premier appel d’offres infructueux. Ce géant des mers pèse plus de 1500 tonnes (mât et fondation compris) et près de 500 tonnes pour la partie supérieure incluant la nacelle et les pâles. Suite de l’article

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.