Archives de Catégorie: Débats – Réflexion

TRA 2014 à Paris : des chercheurs français primés

Trois chercheurs de l’université de Valenciennes ont remporté un prix à la cinquième conférence européenne TRA (Transport Research Arena) à Paris au CNIT (La Défense) autour des thèmes de l’innovation, des transports ferroviaire, maritime et fluvial.
Le site du TRA 2014

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Développement durable : Orléans sort du lot

De C. Patrigeon, pour Construction Cayola

JDD Orléans 2014Du 17 au 23 mai, la municipalité d’Orléans organise pour la 10ème année consécutive les Journées du développement durable (JDD), un rendez-vous qui se focalisera pour son édition 2014 sur la ressource en eau.
Une série de manifestations pour sensibiliser aux enjeux du développement durable prendra donc place dans la préfecture du Loiret : le Village de l’eau s’installera notamment Place de la Loire les 17 et 18 mai et proposera animations et ateliers pédagogiques. Le dimanche 18 mai sera aussi l’occasion de faire un Vélotour, un itinéraire en vélo traversant la ville et permettant de découvrir les principaux lieux d’intérêt d’Orléans, comme les Halles Châtelet, le nouveau parking du Cheval Rouge ou encore le théâtre et la gare. Suite de l’article

Le Programme des JDD 2014

La ville de Montmélian, lauréate du Grand prix européen de l’urbanisme 2014

De Cyrille Véran, pour le Moniteur

Quartier solaire, Montmélian ©DR

Quartier solaire, Montmélian ©DR

Le jury du 10e Grand prix européen de l’urbanisme, qui portait sur le thème de l’énergie, a dévoilé son palmarès le 5 mai à Bruxelles (Belgique). Quatre projets sont récompensés à égalité. Pour la France, le prix revient au projet du quartier solaire du Triangle Sud à Montmélian en Savoie.(…°
Pionnière depuis plus de 30 ans dans l’utilisation de sources d’énergie renouvelables sur son territoire, la ville de Montmélian (4000 habitants) en Savoie a approuvé en 2012 son PLU, qui exige notamment que 50% de son énergie primaire soit fournie à partir de sources d’énergies renouvelables. Pour son futur quartier du Triangle Sud (1000 logements), elle adopte un plan encore plus ambitieux avec l’objectif de couvrir 80% des besoins thermiques à partir du chauffage solaire. A long terme, la ville veut obtenir des coûts de chauffage en dessous de la moyenne nationale pour la consommation d’énergie domestique et une facture d’énergie réduite et stable garantie sur 20 ans pour le locataire ou le propriétaire occupant. Ce qui nécessite un montage opérationnel novateur dans lequel le coût de l’installation solaire est globalisé dans l’aménagement. Les terrains à bâtir seront donc vendus « chauffés» aux promoteurs et bailleurs. Dans cette démarche, le bilan financier de l’opération est équilibré. Suite de l’article

Repenser l’urbanisme

De Stéphanie Baffico, pour nonfiction

Le philosophe Thierry Paquot a choisi de s’entourer d’auteurs venant d’horizons scientifiques et professionnels divers pour nourrir une réflexion sur les enjeux de la ville de demain dans une approche transdisciplinaire. L’américaniste et politologue Sophie Body-Gendrot, la philosophe Chris Younès, l’architecte Frédéric Bonnet, l’ingénieur Jean-Marc Offner et l’économiste Vincent Renard ont en commun d’avoir participé au Comité de rédaction de la revue Urbanisme dont Thierry Paquot fut l’éditeur de 1994 à 2012. Cet ouvrage est le fruit d’une journée d’études organisée le 30 mai 2012 par l’Institut CDC pour la Recherche.
Partant d’une critique de la « ville productiviste », soumise à la financiarisation extrême, marquée par les exclusions, la ségrégation et l’accélération des mobilités, Thierry Paquot souligne la diversité des situations urbaines actuelles (villes mono-industrielles à la recherche d’un second souffle, métropoles créatives et festives investissant dans le marketing urbain…). En prenant l’exemple de Détroit, il constate que « les villes aussi sont mortelles », et sous l’influence de la mondialisation, le « capitalisme liquide » produit un « urbain liquide » (p. 17), protéiforme, évanescent, en constante transformation, où règnent la discontinuité, l’instantanéité et les villes globales. S’intéressant à la géohistoire des villes (les garden-cities d’Ebenezer Howard au XIXème siècle, le mouvement City Beautiful aux États-Unis au XXème siècle, le contexte d’après Première Guerre mondiale en France, les débuts de l’aménagement urbain), il livre une réflexion sur le mot « urbanisme » et oppose « l’urbanisme totalisant » (Le Corbusier) à « l’urbanisme unitaire », organique (Frank Lloyd Wright). Partant du postulat que « l’urbanisme est à repenser radicalement », il insiste sur la nécessité de lutter avant tout contre l’homogénéisation des villes en tenant compte des temporalités, de l’emboîtement de territoires d’échelles différentes et des diversités qui marquent la vie urbaine (p. 35). Il propose un « éco-urbanisme » nourri d’ « alter-urbanisme » (p. 31) et cite comme pistes de réflexion les tentatives du New Urbanism et du Smart Growth influencées par la notion de développement durable pour théoriser la ville autrement. suite de l’article

«Eurotunnel n’a pas été l’aménageur que l’on attendait. Il le sera peut-être…»

Question d’actualité à Dominique Dupilet, Président du Pas de Calais, ex-député du Tunnel, pour Nord Littoral

Coquelle, entrée du tunnel sous la manche ©Yves Locomot

Coquelle, entrée du tunnel sous la manche ©Yves Locomot

20 ans, le tunnel sous la Manche reste une prodigieuse aventure industrielle à laquelle ont participé 12 000 personnes et une épopée financière au goût encore amer pour des centaines de milliers de petits actionnaires d’Eurotunnel, aujourd’hui remonté de l’abîme. Le 6 mai 1994, François Mitterrand et la reine Élizabeth II, réunis sous une pluie fine à Coquelles pour couper le ruban inaugural, réalisent alors le rêve d’un tunnel entre leurs deux pays, vieux de plusieurs siècles. Une cérémonie officielle a lieu aujourd’hui à Coquelles pour cet anniversaire, Dominique Dupilet, président du Département et ex-député du tunnel, dévoile quelques bons souvenirs et envoie quelques flèches
Comment avez-vous vécu cette période avant-chantier ?
« Nous étions des parlementaires français partisans que le gouvernement français fasse le tunnel sous la Manche. Dès les années 85-86, nous avons créé un lobby avec des Anglais. J’avais un membre de choc, Maurice Herzog, vainqueur de l’Annapurna, président du tunnel sous le Mont Blanc. Nous avons donc suivi les montages de dossier avec beaucoup d’intérêt et de foi… Nous avons aussi participé aux discussions et aux confrontations des quatre projets qui étaient en concurrence. »
À quel projet étiez-vous favorable ?
« Nous avons fait un pari avec mes collaborateurs sur le tunnel contre le pont. Nous avons fait imprimer une affiche représentant un tunnel et au fond le cap Gris Nez, avec comme slogan : « Au bout du tunnel, le Pas-de-Calais ». Et lorsque Magaret Thatcher et le président Mitterrand à Lille ont dévoilé ce que serait le projet nous avons eu immédiatement dévoilé notre affiche devant toutes les caméras de télévision. »
Pourquoi avoir choisi le tunnel ? Suite des questions

Pékin veut contrôler le processus d’urbanisation

De Brice Pedroletti, pour le Monde

Pekin ©llee wu

Pekin ©llee wu

Zhengzhou, capitale de la province du Henan, au centre de la Chine, est l’une de ces mégalopoles de l’intérieur du pays que la modernisation des transports a placées en concurrentes des grandes villes côtières. La préfecture élargie compte près de 9 millions d’habitants. L’urbanisation y est frénétique : dans sa périphérie sud, semi-rurale, Zhengzhou accueille non loin de l’aéroport les nouvelles usines de Foxconn, le sous-traitant d’Apple, et leurs 300 000 ouvriers. Vers l’est, le Zhengdong New Area, non loin de la nouvelle gare de TGV qui met Pékin à deux heures trente de train rapide, constitue une extension spectaculaire de la capitale provinciale en un centre d’affaires géant avec de multiples satellites résidentiels. Le processus d’urbanisation chinoise, qui fait de 52 % des Chinois des urbains de facto (mais seuls 35 % sont en possession d’un permis de résidence, le hukou, leur permettant d’accéder à des avantages sociaux), doit s’accélérer. Le nouveau plan national. Suite de l’article (abonnés)

Lutte contre le bruit : un financement à amplifier

De Philie Marcangelo-Leos, pour Localtis

La commission du développement durable de l’Assemblée nationale a saisi l’occasion de la journée internationale contre le bruit, le 30 avril, pour organiser une table ronde sur cette problématique. Entre autres propositions, le Conseil national du bruit suggère d’explorer la piste de la fiscalité écologique de façon à conforter une approche globale et transversale de cet enjeu sanitaire majeur.

Lors d’une table ronde sur le bruit, organisée ce 30 avril, les députés de la commission du développement durable ont prêté une oreille attentive aux pistes développées par les intervenants, parmi lesquels figurait le président du Conseil national du bruit (CNB), Christophe Bouillon. Sur ce sujet, la France n’a pas pris la mesure des obligations qui lui incombent aux termes de la directive 2002/49/CE – relative à l’évaluation et à la gestion du bruit dans l’environnement – a au préalable remarqué le président de la commission, Jean-Paul Chanteguet. Pour rappel, par un courrier en date du 31 mai 2013, la Commission européenne a en effet mis en demeure les autorités françaises d’agir, sous peine de sanctions financières. A ce jour, seules 17% des autorités gestionnaires des plus grandes infrastructures de transport et 8,5% des communes ou groupements de communes des agglomérations de plus de 100.000 habitants ont réalisé leur plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE). Sans nier les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la réglementation, le président du CNB est revenu sur la feuille de route de cette instance consultative pour la période 2013-2016. Suite de l’article

[Lecture] Poésies d’une nature en ville : regards de mangas (selon Sciences Dessinées)

De Margot Baldassi, pour [pop-up] urbain

Florent Chavouet, 2009, Tokyo Sanpo, © Philippe Picquier

Florent Chavouet, 2009, Tokyo Sanpo, © Philippe Picquier

On ne présente plus Sciences Dessinées, carnet de recherches du laboratoire éponyme de l’ENS Lyon. Ce blog, qui dédie ses colonnes à de passionnants croisements entre disciplines académiques et BD, invite régulièrement les thématiques urbaines à ses passionnants décryptages – et ce, pour notre plus grand plaisir !
Nous nous en étions d’ailleurs directement inspirés, il y a quelques mois, en compilant les brillantes analyses de Bénédicte Tratnjek à propos de la ville africaine vue au prisme de la série Aya de Yopougon. Le présent billet s’inscrit dans la même veine, cette fois sur la place de la nature dans la ville japonaise.
Dans le cadre de la préparation d’une journée d’étude (1) consacrée à la représentation de la nature et de l’environnement dans la BD, Bénédicte Tratnjek publiait ainsi trois voluptueux billets, se focalisant plus spécifiquement sur les mangas : A la rencontre de la nature dans la ville dessinée japonaise ; La végétation et l’arbre dans la ville japonaise dessinée ; Le jardin, ou la nature aménagée en ville dans la ville japonaise dessinée.
Ce sont ces trois textes que nous allons tenter de résumer ici afin de mieux cerner ce passionnant sujet. Suite de l’article

Confidentiel

Scriptopolis

Le contrôle de la circulation de l’information est essentiel dans les relations humaines depuis bien longtemps. La confiance mutuelle est un moyen de garder un secret, qu’il soit au cœur d’une histoire familiale, d’un processus industriel, ou d’une stratégie politique. Et différentes technologies d’écriture ont été largement utilisées pour protéger les informations de lecteurs inattendus ou mal intentionnés. Les messages codés supposent que le lecteur connaisse la clef de déchiffrement ; les encres invisibles peuvent être rendues visibles seulement si on applique la bonne méthode pour révéler l’information ; les lettres cachetées, un principe légal fondamental, ont été utilisées pour garantir qu’elles ne seraient pas ouvertes durant leur transport et que leur contenu resterait lettre morte. Chaque technologie attribue ainsi des positions spécifiques à l’expéditeur, au destinataire et aux troisièmes parties qui pourraient intercepter le message. Suite de l’article

Santé urbaine, quand la ville fait mal aux hommes

De Albert Levy, pour Libération

Porte de Bercy by ∃Scape

A4 à Charenton le Pont – Porte de Bercy © ∃Scape

La pollution atmosphérique qui revient régulièrement dans nos villes, avec ses pics alarmants, n’est pas un phénomène naturel. La priorité donnée à l’urbanisme des réseaux et des flux, à l’hégémonie de l’automobile, aux énergies fossiles dominantes, éclatement des espaces bâtis, accélération du mode de vie, ségrégation sociospatiale. Tous ces choix urbanistiques, fondés sur le primat de la mobilité motorisée, ne sont pas sans conséquences sanitaires sur la population. Ils ont produit une forme urbaine caractérisée par l’opposition centre – périphérie et surtout par la périurbanisation et l’étalement urbain. Si la ville-centre, compacte, reste la forme idéale de ville durable, elle devient vite un piège mortel pour la santé lorsqu’elle est livrée à l’automobile. La circulation induite par la périurbanisation et ses mouvements pendulaires entre centre et périphérie ainsi que la pollution industrielle sont à l’origine de graves altérations de l’environnement qui menacent la santé. Parmi lesquelles la pollution de l’air, mais aussi la perturbation du climat et enfin les nuisances sonores et leurs effets pathologiques, touchant surtout les personnes vivant à proximité des grandes infrastructures de transport et de circulation. Suite de l’article