Archives de Catégorie: Urbanisme Opérationnel

Comment maîtriser le développement urbain : le cas de Saint-Thibault et Brou-sur-Chantereine

De Arno Dew, pour La Marne

Grandes ou petites, les communes de la grande couronne parisienne doivent composer avec les obligations imposés par l’Etat, comme celles du SDRIF, et la nécessité de préserver une qualité de vie.
Zones d’activités, logement, routes… Saint Thibault se se transforme. Réunie à l’espace Marc-Brinon, une quarantaine d’habitants a assisté, vendredi, à la réunion publique sur la révision globale du plan local d’urbanisme. Organiser le développement de la commune, ça ne s’improvise pas. La Ville a lancé, dès juillet 2012, les premières études pour réviser son Plan local d’urbanisme (PLU). Et depuis début 2013, c’est sur le Plan d’aménagement et de développement durable (PADD) que la municipalité a planché. Vendredi soir, Sinclair Vouriot a présenté, à une quarantaine de Théobaldiens, les grandes lignes de ce nouveau Plan local d’urbanisme et donc le développement de la commune. Karine Ruelland, architecte-urbaniste, a présenté les trois grandes orientations du PADD : préserver et valoriser le patrimoine de la commune ; organiser le renouvellement urbain avec la poursuite des extensions engagées ; pérenniser la qualité de vie des habitants. Suite de l’article

Publicités

«Eurotunnel n’a pas été l’aménageur que l’on attendait. Il le sera peut-être…»

Question d’actualité à Dominique Dupilet, Président du Pas de Calais, ex-député du Tunnel, pour Nord Littoral

Coquelle, entrée du tunnel sous la manche ©Yves Locomot

Coquelle, entrée du tunnel sous la manche ©Yves Locomot

20 ans, le tunnel sous la Manche reste une prodigieuse aventure industrielle à laquelle ont participé 12 000 personnes et une épopée financière au goût encore amer pour des centaines de milliers de petits actionnaires d’Eurotunnel, aujourd’hui remonté de l’abîme. Le 6 mai 1994, François Mitterrand et la reine Élizabeth II, réunis sous une pluie fine à Coquelles pour couper le ruban inaugural, réalisent alors le rêve d’un tunnel entre leurs deux pays, vieux de plusieurs siècles. Une cérémonie officielle a lieu aujourd’hui à Coquelles pour cet anniversaire, Dominique Dupilet, président du Département et ex-député du tunnel, dévoile quelques bons souvenirs et envoie quelques flèches
Comment avez-vous vécu cette période avant-chantier ?
« Nous étions des parlementaires français partisans que le gouvernement français fasse le tunnel sous la Manche. Dès les années 85-86, nous avons créé un lobby avec des Anglais. J’avais un membre de choc, Maurice Herzog, vainqueur de l’Annapurna, président du tunnel sous le Mont Blanc. Nous avons donc suivi les montages de dossier avec beaucoup d’intérêt et de foi… Nous avons aussi participé aux discussions et aux confrontations des quatre projets qui étaient en concurrence. »
À quel projet étiez-vous favorable ?
« Nous avons fait un pari avec mes collaborateurs sur le tunnel contre le pont. Nous avons fait imprimer une affiche représentant un tunnel et au fond le cap Gris Nez, avec comme slogan : « Au bout du tunnel, le Pas-de-Calais ». Et lorsque Magaret Thatcher et le président Mitterrand à Lille ont dévoilé ce que serait le projet nous avons eu immédiatement dévoilé notre affiche devant toutes les caméras de télévision. »
Pourquoi avoir choisi le tunnel ? Suite des questions

Vers une High Line à Liverpool ?

De Jérémy Berdou, pour Urbanews

©Studio F

Après Paris, Le Queens, et bien sûr, New York, c’est au tour de Liverpool de se doter de son projet de High Line. Particulièrement popularisé par la grosse pomme, le concept de High Line repose sur l’aménagement d’anciennes voies surélevées (rails, routes…) laissées à l’abandon en milieu urbain au profit de parcs linéaires. Pas de surprise donc au sujet du contenu de ce nouveau projet ; il prévoit ainsi la requalification de deux branches d’autopont (le Churchill Flyover) promises à la destruction au profit de pistes cyclables, de chemins piétons et de divers aménagements culturels ou commerciaux.
Le Churchill Flyover constitue la seule section restante d’un projet des années 70 consistant à la création d’une autoroute urbaine desservant le centre ville de Liverpool. C’est la proposition de destruction de cet aménagement par le conseil communal qui a motivé la constitution d’un projet de sauvetage par les amis de l’autopont (Friends of the Flyover). Ce dernier assoit notamment sa proposition sur son coût : Alors que la destruction de l’autopont coûterait environ 3 à 4 millions de livres (près de 4.9 millions d’euro), sa transformation pourrait revenir deux fois moins cher. Suite de l’article

Un « PPP » de 120 millions d’euros pour réhabiliter le campus d’Aix-en-Provence

De Rémy Mario, pour le Moniteur

©CARTA Associé

©CARTA Associé

Après le contrat de partenariat Oceanomed 2 à Luminy, Aix-Marseille Université a signé le 6 mai son deuxième Partenariat public-privé (PPP), portant sur la réhabilitation et la modernisation du Quartier des Facultés à Aix-en-Provence. Le lauréat de la consultation est le groupement Melaudix, piloté par Eiffage avec trois cabinets d’architecture : Tangram, Roland Carta et EAI/DEGW et les bureaux d’études Technip et Oasis. La banque allemande Nord LB et espagnole Santander sont les partenaires financiers de l’opération qui englobe la conception, la construction, la réhabilitation puis la maintenance du site pendant 25 ans.
Campus universitaire de 30 000 étudiants intégré dans le tissu urbain, les facultés de droit, de lettres et de sciences humaines d’Aix, dont les bâtiments principaux ont été conçus dans les années 50 et 60 par Fernand Pouillon et René Egger, vont faire l’objet avec ce PPP d’une requalification de grande ampleur, portant sur plus de 45 000 m² de plancher et 53 000 m² d’espaces extérieurs. L’investissement prévu au contrat s’élève en effet à 120 millions d’euros TTC dont 75 millions d’euros HT de travaux. Le loyer annuel a été fixé à 8 millions d’euros HT par an. Les travaux vont s’échelonner en quatre phases principales, de 2015 à 2018. « Il s’agit d’un véritable projet urbain qui vise à redonner une unité à ce campus en requalifiant ses espaces extérieurs, en le dotant de grands axes de liaison nord-sud et est-ouest mais aussi en l’ouvrant beaucoup plus sur la ville. Les architectes, avec beaucoup de sensibilité et d’humilité dans leurs interventions, ont parfaitement saisi les enjeux d’urbanisme et de couture urbaine de cette opération », commente Christophe Bienvenu, directeur de projet à Aix-Marseille Université. Suite de l’article

Pékin veut contrôler le processus d’urbanisation

De Brice Pedroletti, pour le Monde

Pekin ©llee wu

Pekin ©llee wu

Zhengzhou, capitale de la province du Henan, au centre de la Chine, est l’une de ces mégalopoles de l’intérieur du pays que la modernisation des transports a placées en concurrentes des grandes villes côtières. La préfecture élargie compte près de 9 millions d’habitants. L’urbanisation y est frénétique : dans sa périphérie sud, semi-rurale, Zhengzhou accueille non loin de l’aéroport les nouvelles usines de Foxconn, le sous-traitant d’Apple, et leurs 300 000 ouvriers. Vers l’est, le Zhengdong New Area, non loin de la nouvelle gare de TGV qui met Pékin à deux heures trente de train rapide, constitue une extension spectaculaire de la capitale provinciale en un centre d’affaires géant avec de multiples satellites résidentiels. Le processus d’urbanisation chinoise, qui fait de 52 % des Chinois des urbains de facto (mais seuls 35 % sont en possession d’un permis de résidence, le hukou, leur permettant d’accéder à des avantages sociaux), doit s’accélérer. Le nouveau plan national. Suite de l’article (abonnés)

Nouveaux usages, nouvelles pratiques et priorités autour de la création et du management des zones d’activités économiques

De Coraline Hernandez, Christophe Lasnier et Sébastien Aubry, pour Équations territoriales

ZAE_KERGANET_PLONEOUR_CCHPB_713

ZAE Kerganet, Ploneour (29) ©CC du Haut Pays Bigouden

Avec plus d’une centaine de missions réalisées sur la thématique des zones d’activités et de nombreuses interventions dans des colloques régionaux ou nationaux, nos équipes sont régulièrement confrontées aux questions suivantes, qui interpellent élus et techniciens sur cette épineuse question du foncier économique : Le foncier, pour qui et pour quoi faire, à quel prix ? Le foncier économique, un problème plus souvent qualitatif que quantitatif ? Comment rompre l’association entre besoins en foncier économique et création de ZAE ? Qu’est-ce qu’une offre foncière qualitative ? De quoi les entreprises ont-elles vraiment besoin ? Quelle est la bonne échelle pour une politique foncière ? Quelle gouvernance adéquate en matière de foncier économique ? Comment concilier développement économique et gestion économe de l’espace ? La gestion du foncier, un enjeu technique, juridique, financier ou politique ?

Ce dernier enjeu, au cœur des réflexions foncières, peut être mis en perspective des propos d’Edgar Pisani, auteur en 1977 de l’ouvrage Utopie foncière,et dont les réflexions n’ont pas pris une ride : « J’ai longtemps cru que le problème foncier était de nature juridique, technique, économique et qu’une bonne dose d’ingéniosité suffirait à le résoudre. J’ai lentement découvert qu’il était le problème politique le plus significatif qui soit, parce que nos définitions et nos pratiques foncières fondent tout à la fois notre civilisation et notre système de pouvoir, façonnent nos comportements. Entre l’avoir, l’être, le savoir, le faire, le paraître et le pouvoir, qui absorbent toutes nos énergies, l’avoir l’emporte aujourd’hui car il donne le pouvoir, permet le paraître, domine le faire et dispense d’être et de savoir. » Suite de l’article

Plateau du Heysel : un nouveau quartier pour oublier le passé

De Hugues Boulet, pour le Moniteur

© Unibail-Rodamco

Longtemps marqué par le drame qui se joua dans son stade le 29 mai 1985, le Plateau du Heysel va faire l’objet d’un programme de réaménagement représentant 800 millions d’euros d’investissement. Les constructeurs belges Besix et CFE, ainsi que le promoteur Unibail-Rodamco viennent d’être chargés du projet.
Heysel. Un nom qui résonne encore sinistrement aux oreilles de ceux en âge de regarder la télévision le 29 mai 1985. Ce jour-là, des mouvements de foule avant la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions Liverpool-Juventus firent 39 morts. Du plateau du Heysel, on ne retient donc souvent que le stade, devenu depuis celui du Roi Baudouin, totalement rénové dans les années 1990 mais qui devrait être détruit et remplacé par une enceinte neuve construite à proximité dans les années à venir (BEM du 9 décembre, p.2). Pourtant, cette zone située sur la commune de Laeken, au nord de la capitale belge, c’est aussi l’Atomium, le parc des Expositions de Bruxelles, le premier multiplexe de cinéma européen Kinepolis, le parc aquatique Océade… Au total, l’ensemble accueille 5 millions de visiteurs par an. Pourtant, et sans doute parce que le souvenir des supporters turinois décédés hante toujours les lieux, l’endroit avec ses parkings à ciel ouvert reste peu avenant. C’est pourquoi les autorités de la capitale belge (la Ville et la Région Bruxelles Capitale) mettent tant de volonté à faire avancer le projet de reconstruction de ce quartier, appelé NEO. Suite de l’article

La belle revitalisation des rives du Vinalpo, en Espagne, récompensée

De Catherine Séron-Pierre, pour le Moniteur
Les résultats de la huitième édition du prix européen « public space », visant à récompenser la qualité urbaine d’un aménagement et sa capacité à favoriser la cohésion sociale, ont été annoncés le 25 avril 2014 au Centre de culture contemporaine de Barcelone. Déjà lauréat du Prix de l’Aménagement urbain 2013, le réaménagement du Vieux-Port de Marseille par le groupement mené par le paysagiste Michel Desvigne, en association avec Foster+Partners, architecte, ingénieur et Tangram Architectes, urbanistes (et avec Ingérop Méditerrannée, BET ; Yann Kersalé, plasticien lumière) remporte une nouvelle fois la mise. Mais il est n’est pas seul. Le projet français est co-lauréat avec celui de revitalisation des rives du Vinalpo à Elche en Espagne mené par l’agence Grupo Aranea. Si vous devez déjà connaître le projet marseillais, celui des Espagnols vous est sûrement moins familier. « AMC » en avait fait la couverture de son numéro 231 daté de mars 2014 et vous offre ci-dessous l’article présentant le projet. suite de l’article

Rives De Vinalpo, Elche by grupo arena

Les nouveaux élus face aux enjeux de l’urbanisme

De Jean-Philippe Defawe, pour le Moniteur

Face aux complexités des dossiers d’urbanisme, les élus, et tout particulièrement les nouveaux, peuvent être désemparés. Les associations de communes ont développé des outils d’information mais accompagner les élus, une assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) urbaine commence à se développer sur le modèle du bâtiment. Découvrez ce nouveau métier à travers un reportage vidéo sur l’agence Siam Conseils, à Tours, un des précurseurs de la démarche en France.
« Beaucoup d’élus se sont laissés déposséder de leur pouvoir en matière d’aménagement, or le projet doit être bâti autour d’une volonté communale forte» constate Gilles Gallichet, gérant de Siam Conseils une agence dédiée au développement local durable, née de la fusion des deux agences d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage. Suite de l’article

Zones de montagne : comment accompagner les mutations ?

De Pierre Emmanuel Bouchez, pour Actu Environnement

Val Thorens by  oshita946Afin de prendre en compte les évolutions survenues depuis 1985, le CGEDD a examiné les règles d’urbanisme de la loi Montagne. A la clé, des recommandations visant à actualiser ces règles et à modifier certains comportements de l’administration.
Le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) a publié le 29 avril 2014 un audit thématique sur l’application des dispositions d’urbanisme de la loi du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne.
« Depuis l’adoption de la loi montagne en 1985, le contexte économique, (environnemental) et social s’est profondément dégradé », indiquent ses rédacteurs. Ces derniers dressent un bilan de la situation des zones de montagnes et formulent des recommandations visant à l’amélioration des dispositions d’urbanisme de la loi, afin de les adapter à la situation actuelle. Selon le rapport, de nombreux sites touristiques nécessitent d’être « réhabilités pour accueillir d’autres pratiques sportives » que le ski alpin. Suite de l’article